Histoire & Mémoire
Salle Histoire : carte interactive pédagogique pour situer les comptoirs français en Inde et comprendre la traversée du navire L’Aurélie jusqu’en Guadeloupe.
KARUKANN
Des engagés indiens à l’héritage indo-guadeloupéen (1854–1889)
Comprendre un voyage, un travail, une culture
1) Carte de l’Inde — Les comptoirs français
Au XIXᵉ siècle, la France possède plusieurs comptoirs en Inde. C’est depuis ces territoires que des hommes, des femmes et des enfants sont recrutés pour travailler dans les colonies après l’abolition de l’esclavage.
Pondichéry est le principal centre de départ des engagés indiens. En 1854, le navire L’Aurélie quitte ce port avec les premiers travailleurs indiens à destination de la Guadeloupe.
À Karikal, de nombreux engagés signent un contrat sans toujours en comprendre les termes. Beaucoup espèrent une vie meilleure ou un retour possible en Inde.
Yanaon, situé sur la côte est de l’Inde, participe au recrutement de travailleurs agricoles destinés aux plantations sucrières.
Mahé, sur la côte ouest, est un petit comptoir français. Quelques engagés partent de cette région, souvent après de longues attentes.
Situé près du fleuve Hooghly, Chandernagor est un centre administratif et commercial français, lié indirectement au système de l’engagisme.
2) Le trajet maritime de L’Aurélie (1854)
En 1854, le navire L’Aurélie relie l’Inde à la Guadeloupe. Le voyage dure plusieurs mois. À bord, les conditions sont difficiles : promiscuité, maladies, inquiétude de l’inconnu.
Durée : plusieurs mois
Passagers : hommes, femmes, enfants
Destination : Pointe-à-Pitre
3) Carte de la Guadeloupe — Les habitations sucrières
À leur arrivée, les engagés indiens sont répartis dans les habitations sucrières. Ils travaillent principalement dans les champs de canne à sucre, sous contrat, pour remplacer la main-d’œuvre après l’abolition de l’esclavage.
Région de vastes plantations sucrières. Les engagés travaillent à la coupe de la canne et dans les moulins.
Zone plus montagneuse. Les engagés y cultivent la canne mais aussi des jardins vivriers.
Certaines habitations accueillent des familles indiennes sur plusieurs générations.
4) Encadré — Mémoire et héritage
Malgré des conditions de vie difficiles, les engagés indiens ont transmis une culture riche : langues, pratiques religieuses, cuisine, fêtes, plantes médicinales. Aujourd’hui, cet héritage fait partie intégrante du patrimoine guadeloupéen.